Jean Filliozat

Jean Filliozat, Ophtalmologue et Indianiste

Les Sciences dans l’Inde ancienne, accès au texte complet

 

Jean Filliozat a été médecin ophtalmologiste puis Professeur au Collège de France, directeur des Etudes Indiennes.

« Il n’y a pas de littérature scientifique ancienne plus vaste au monde que la littérature scientifique indienne, ou plus exactement que les littératures scientifiques indiennes… » (Jean Filliozat,  Conférence au Palais de la Découverte, 1955)

Dans : « La nature du yoga dans sa tradition », introduction au travail du Docteur Brosse (Etudes instrumentales des techniques du yoga) :

Mais la recherche fondamentale, à laquelle il appartient de décrire avec précision les phénomènes du yoga indépendamment de toute spéculation ou utilisation hâtive, est restée jusqu’ici partielle et sporadique. Sa tâche est pourtant considérable et elle est double. Il lui faut, d’une part, examiner toute la tradition du yoga, ses raisons d’être, sa nature et ses buts pour ceux qui l’ont inventé ou le pratiquent, d’autre part, ses effets psychologiques et physiologiques. Dans ces conditions, cette recherche relève tout à la fois de plusieurs sciences humaines et biologiques très différentes. Elle est philologique et historique pour l’étude des sources écrites et des documents relatifs aux origines, à l’emploi et à l’extension des théories et des pratiques au cours du temps et dans l’aire de la civilisation indienne et de ses influences lointaines. Elle est philosophique dans la mesure où la théorie propose une cosmologie et une conception de l’homme. Elle est religieuse quand le yoga offre à l’individualité humaine une méthode de salut. Elle est sociologique à cause des modèles de comportement qu’introduit le yoga dans les sociétés et plus précisément dans certaines communautés.  Elle  est psychologique,  biologique et physiologique par les mécanismes qu’il met en jeu.

Dans de pareilles hypothèses se laissent entraîner assez souvent même des savants qui ont fait une étude approfondie de la question. C’est chaque fois faute d’une délimitation très précise de ce que l’on peut entendre par yoga. Chacun connaît, il est vrai, la définition rigoureuse qu’en donne le manuel le plus classique, les Yogasûtra attribués à Patanjali : « le yoga est l’arrêt des mouvements de l’esprit » (1). Mais, le terme de yoga prenant ailleurs couramment une acception beaucoup plus large, cette définition apparaît comme trop limitative et s’appliquant essentiellement à la situation ultime à laquelle conduisent les exercices prescrits dans le manuel. C’est la définition du yoga par excellence, le « yoga royal », râjayoga, tel qu’il est conçu dans ce manuel, non celle du yoga en général. Ce dernier comprend bien d’autres formes, telles que le « yoga d’effort », halhayoga, où s’associe à un exercice psychique un entraînement physique à des postures complexes du corps, ou bien le « yoga de dissolution », layayoga, qui dissout psychiquement par une suite de représentations appliquées aux éléments du corps, la gangue matérielle qu’est ce corps enveloppant l’« être en soi-même », Vâtman, ou encore le « yoga d’action », karmayoga et le « yoga de dévotion », bhaktiyoga, lesquels mettent en jeu respectivement une activité de comportement et de rituel et une inclination ardente vers l’Etre suprême.

En outre, le yoga appartient au bouddhisme comme au brahmanisme ancien et à l’hindouisme qui est la forme actuelle du dernier, appelée « hindoue » par opposition à la religion musulmane, depuis l’implantation de celle-ci dans l’Inde. Le yoga est même pratiqué dans certains groupes musulmans non orthodoxes rapprochés de l’hindouisme. Il l’est encore à des fins profanes et techniques comme méthode d’acquisition de savoirs et de pouvoirs extraordinaires, voire comme adjuvant d’études et d’entraînements techniques. Bref, le nom de yoga peut désigner toute discipline rendant apte à toute maîtrise de quelque sorte que ce soit. C’est bien d’ailleurs le sens propre du mot qui signifie « mise sous un joug, ajustement, adaptation ».

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« De La Compassion » Yoga, stage, 17-24 août, Saint Gildas de Rhuys

« De La Compassion »

La compassion contient le principe de partage. « Nous sommes tous une seule et même vie » propose Emanuele Coccia.

Le dictionnaire dit : « Compassion : sentiment qui nous fait partager la souffrance d’autrui (par intuition ou connaissance de cette souffrance-là) »

Le Yoga expérimente la dualité et la non-dualité.

Quel accès avons-nous au monde, à l’autre ?

Nous sommes nous-même multiple. Né d’un père et d’une mère, fait de conditionnements et de l’instant. Héritier de combien de pères, de mères et de conditionnements ?

Le Yoga expérimente l’instant, la nature de la perception. La lumière et l’œil, l’oreille et l’air, la peau et la planète sont dans le même prolongement, de la même nature, ne font qu’un. Nous sommes non-dualité, conscience.

Le Yoga expérimente la dualité, entre perception et conception. Nous avons deux cerveaux, deux mains, un nombre indéfini de parents et de concepts. Fait de multiple, unique. La nature est protection (cf. le gène égoïste, la punition altruiste).

De quelle nature est la souffrance ? L’ombre ou la lumière, le froid ou le chaud, pression, dépression, haut, bas, dans les extrêmes. Loin des axes du connu. L’exploration ouvre toutes les strates des transferts et des projections. Exploration du limité et de l’illimité.

Le Yoga expérimente la non-dualité. Le souffle est de la même nature que le vent. L’orientation du corps, devant, derrière, gauche, droite, haut, bas, de la nature des mouvements de la planète et des planètes, de la nature du ciel et de la terre.

Nous sommes Conscience !

Ce stage sera fait de vos questionnements et de votre présence.

sous ce lien, le bulletin d’inscription

Le corps, physique et métaphysique, 27-30 juin 2021 Abbaye de Saint Jacut,

 

Le corps donne accès à l’univers

Le corps Est l’univers

Le corps est le site unique d’observation

L’espace, le temps, sont des créations issues de ce corps

La civilisation occidentale pose l’univers comme condition première

Le yoga explore la conscience La conscience apparait comme condition première

Rien ne sépare la matière de l’esprit, le sable de la pensée. La vie d’une cellule rassemble les minéraux, le soleil et le ciel.

« Faire du yoga », c’est ne rien faire ! c’est être fait, c’est contempler les flux qui se font.

Le souffle, la main, un doigt, une ligne verticale, horizontale, oblique

Le yoga, c’est explorer le corps, continuité de la nature et du cosmos.

Le stage commence dimanche 27 juin à 18 h, se termine mercredi 30 juin à 17 :30 Séances 7:30, 10:30, 17:30, 20:30, Nos stages sont immersions dans la réalité, proposition originelle du yoga, asanas, pranayamas, méditations

Pour vous inscrire, compléter le document ci-dessous

Yoga, le corps est espace !

La méditation est contemplation

Ce que l’on  est, est le résultat d’une combinaison inouïe. Chaque instant est exceptionnel. La méditation est contemplation. Les mouvements du corps sont étude et expérience. Le souffle devient matière, la matière, énergie. Le Yoga est une exploration de l’univers.

 

Matières et énergies, sujets de méditation

La méditation est une contemplation; Les énergies jouent avec la matière, Le corps est fait d’énergies qui donnent formes aux matières, Le Yoga est une science !

Rendez-vous avec la Conscience !

La Seine, le 05/05/2020 à 20:11, du Pont des Arts, 48°51’29 »N, 2°20’13 »E

Dans la méditation personne ne médite, l’observateur observe les perceptions, le souffle, les fluctuations de la pensée. L’observateur s’efface peu à peu, la conscience apparaît dans la continuité sans limite.

Le corps est une entité faite de joie et de mémoires, les exercices du Yoga jouent avec cette entité, balaient les tensions des mémoires.

La Conscience dont il est question ici n’a pas d’objet, elle est à l’origine des objets.

Confinement et tranquillité

Le Yoga rassemble et libère. Ce yoga est celui de la non-dualité, il nous a été transmis par Jean Klein, dans la continuité des Maîtres et des disciples. Il a pour origine la sagesse des humains qui ont observé et expérimenté la Nature dans toutes ses dimensions.  Il remonte à la nuit des temps, il est présent, nous l’expérimentons.

Le corps est un élément de la nature. Chaque cellule contient toute la nature, dans toutes ses dimensions : l’éther, l’eau, la terre, l’air, le feu. Les cinq éléments sont à la fois des symboles et des constituants de la réalité.

La conscience est dans l’ordre de l’éther. Éther doit être entendu dans le versant du vide, de l’espace qui aspire. Cet espace est aussi énergie. Le vide se confond avec la densité et l’énergie, peut-être ce que les physiciens entrevoient sous l’appellation de matière noire. La densité est sous nos pieds quand on est debout, sous notre bassin quand on est assis, sous les points d’appuis quand on est allongé. La densité des points d’appuis invite à connaitre la pression du centre de la planète, proche et indéfinie. La planète qui nous porte, que l’on touche, possède des énergies inouïes, sous nos mains, sous nos pieds. Le corps est un prolongement de ces énergies.

Notre yoga expérimente la continuité, de la matière, des énergies, des perceptions (l’intelligence), des actions (le mental), et de la joie.

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