Du détachement,

Pierre de St Germain des Près qui a entendu Mte Heckart en 1300

Maître Eckhart, (1260-1328) fut l’initiateur des mystiques Rhénans. Ce texte est extrait de « Les Traités » Publié par les éditions du Seuil en 1971. Pour ceux que le mot Dieu dérangerait, remplacez le par Conscience ou Absolu.  Ce texte, extrait de son contexte chrétien, montre le chemin de la non-dualité, les sources de l’être, de la Conscience.

J’ai lu beaucoup d’écrits tant de maîtres païens que de prophètes, de l’Ancien et du Nouveau Testament, et j’ai cherché avec sérieux et tout mon zèle quelle est la plus haute et la meilleure vertu par quoi l’homme peut le mieux et le plus étroitement s’unir à Dieu et devenir par grâce ce que Dieu est par nature, et pour que l’homme soit le plus semblable à son image lorsqu’il était en Dieu, dans laquelle il n’y avait pas de différence entre lui et Dieu, avant que Dieu formât les créatures. Et lorsque je pénètre tous ces écrits autant que le peut ma raison et qu’elle est capable de le reconnaître, je ne trouve rien que ceci : le pur détachement est au-dessus de toutes choses, car toutes les vertus ont quelque peu en vue la créature, alors que le détachement est affranchi de toutes les créatures. Voilà pourquoi Notre- Seigneur dit à Marthe : Unum efî necessarium, c’est-à-dire : Marthe, celui qui veut être en paix et pur doit posséder une chose : le détachement.

Les maîtres louent grandement l’amour comme le fait saint Paul quand il dit :  » Quelque œuvre que j’accomplisse, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.  » Quant à moi, je loue le détachement plus que tout amour. Et d’abord pour cette raison : ce que l’amour a de meilleur, c’est qu’il me force à aimer Dieu, alors que le détachement force Dieu à m’aimer. Or il est bien plus noble de forcer Dieu à venir à moi que de me forcer à aller à Dieu, parce que Dieu peut plus intimement s’insérer en moi et mieux s’unir à moi que je ne puis m’unir à Dieu. Que le détachement force Dieu à venir à moi, je le prouve ainsi : toute chose aime à être dans le lieu qui lui est naturel et propre. Or le lieu naturel et propre de Dieu est l’unité et la pureté, et c’est ce que produit le détachement. Il faut donc nécessairement que Dieu se donne à un cœur détaché. En second lieu, je loue le détachement plus que l’amour parce que l’amour me force à souffrir toutes choses pour Dieu, alors que le détachement me porte à n’être accessible qu’à Dieu. Or il est beaucoup plus noble d’être accessible à Dieu seulement que de souffrir toutes choses pour Dieu parce que, dans la souffrance, l’homme a quelque peu en vue la créature qui cause à l’homme la souffrance, alors que le détachement est complètement affranchi de toute créature. Or que le détachement ne soit accessible qu’à Dieu, je le prouve ainsi : ce qui doit être accueilli doit être accueilli dans quelque chose. Or le détachement est si proche du néant que rien n’est assez subtil pour trouver place dans le détachement, sinon Dieu seul. Seul il est simple et si subtil qu’il peut bien trouver place dans le cœur détaché. C’est pourquoi le détachement n’est accessible qu’à Dieu.

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Mouvements – Stages, Saint Gildas du Rhuys 2019_2020

Ciel sur Venise le 8 juillet 2019 à 20h12

Le corps est dans le prolongement du mouvement des étoiles et des atomes. De ces mouvements naissent les perceptions. Des perceptions naissent la conscience. De ces mouvements apparaissent l’intelligence et l’action. Le mouvement originel a le goût de la joie. Le Yoga est contemplation.

Nos stages sont dans la pratique de l’attention, du mouvement, des énergies, dans l’instant et la pédagogie.

 

Novembre 2019, vendredi 8 (17h), lundi 11 (12h),

Avril 2020, mardi 7 (11h), samedi 11 avril (12h),

Août 2020, mardi 18 (17h), mardi 25 (12h),

Octobre 2020, du mardi 20 (11h) au samedi 24 (12h),

Formulaires d’inscriptions : 

Inscription à la session de novembre, Interne

Inscription à la session de novembre, Externe

 

Les chiroptères ou chauves-souris

Chauve-Souris aux ailes jaunes, (Lavia frons) au Kenya. Ces chiroptères habitent souvent dans des buissons aux fruits jaunes-orangés. Ils vivent en couple monogame. Les mâles recherchent les meilleurs lieux pour nourrir leur compagne et leur famille.  Ils se nourrissent de grands insectes qui passent à leur portée.

Sous ce lien un voyage chez les chiroptères

Nous apercevons les chauves souris les soirs d’été, à la tombée du jour ou dans la lumière d’un réverbère… rien de plus ?

Et si ces êtres étaient un maillon de notre conscience ?

Notre planète est minuscule dans le cosmos, ce que nous sommes, ce que nous mangeons, ce que nous fabriquons, ce que nous pensons, en est le résultat et le produit. Notre humanité est une contrainte, limité par nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre sommeil, nous envisageons l’univers à notre hauteur. Cela s’appelle l’anthropocentrisme ou l’ethnocentrisme voire le chauvinisme.

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Le corps est intelligence !

Durga, la Créatrice

Durga Mahishasuramardini à vingt bras, précédée d’une nymphe. Niche 23 du Rani Ki Vav (Puit de la Reine, à degrés) Patan, Gujarat – dynastie Solanki 11ème siècle, ©Patrick Gassie

Le Yoga est une science. Dès le début de leur histoire, dans les Himalaya, les humains ont élaboré des concepts en observant le corps, sa relation avec l’univers. Le Yoga est une méthode. Leur premier constat est que l’observateur et l’observé ne font qu’un. Le Yoga est une expérience.
Sous une forme de pédagogie, les Indiens évoquent un « Corps subtil ». Ce corps est fait de cinq gaines, les Koshas. La première gaine est faite de matière, la deuxième est faite d’énergie, la troisième est faite des organes de perception (qui forment l’intelligence), la quatrième est faite des organes d’action (qui forment le mental), la cinquième est faite de joie. La conscience n’a ni commencement ni fin, ni forme, ni limite. Le corps est une expérience de la conscience.
Le Yoga fait l’expérience de l’intelligence du corps, de ses structures subtiles, de ses tensions d’abord, de ses ressources ensuite. Les perceptions dégagées des tensions, des schémas appris, les œillères, les milliers d’illusions, le serpent vu à la place de la corde… La liberté devient une expérience.

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Yoga, chimie et alchimie,

Chimie et Alchimie (pousse de blé, à Paris 6 le 25/01/19) DrBJ

Yoga, chimie et alchimie,

Le Yoga découvre un corps fait de chimie et d’alchimie. La chimie fait les mélanges subtils de la matière et de l’énergie, ce qui donne capacité à percevoir et agir. L’alchimie, au-delà des concepts, offre la conscience. La chimie est une mécanique, rationnelle, indéfiniment complexe assemblage des énergies du cosmos. L’alchimie est en lien avec l’absence et l’infini.

L’association Médecine-Yoga propose le Yoga comme moyen d’étude et d’expérience de la santé.

 

 

info@medecineyoga.com

Le Corps Subtil selon la Taittiriya Upanishad


La Taittiriya Upanishad décrit le corps subtil, un corps fonctionnel dans ses dimensions matérielles et immatérielles.


(Sous ce lien, les « Lianes de la Conscience »)

Cinq gaines

Le corps subtil est formé de cinq gaines, une de matière, une d’énergie, une du mental, une d’intelligence, une de joie. La matière est inerte, la nourriture et le souffle sont énergies, les organes d’action forment le mental, les perceptions forment l’intelligence, la félicité entoure les quatre gaines précédentes, la conscience est constante.

Les gaines évoquent la composition de la nature, il peut autant s’agir d’un doigt, d’un ventre, d’une feuille ou d’un fruit. L’objet du yoga est la Conscience. L’objet du médecin est le soin. Cette classification sera utile pour le médecin.

Ce que nous dit la Taittiriya Upanishad, toutes les autres Upanishad, tous les textes qui nous sont parvenus, et enfin, et surtout, l’expérience : il y a d’abord Conscience.

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Yoga, les rythmes du corps

Le rythmes des marrées, des vagues, du soleil et de la lune

Le rythmes des marrées, des vagues, du soleil et de la lune

Le Yoga aborde de mille façons les énergies et les formes de la nature. Le vent, les vagues, les marées, les gouttes d’eau ont des rythmes, le corps a ses rythmes. Nous connaissons bien le rythme du cœur et du souffle, assez bien ceux de notre ventre ou des intestins, moins bien les rythmes des yeux, des oreilles, du cerveau ou des capillaires.

Un doigt posé sur un support, à quel moment la perception des pulsations cardiaques et du souffle seront là, entre le doigt et le support ? Le premier rythme perceptible est lent, lent et subjectif, c’est le contact avec la planète. Ce que l’on nomme communément pesanteur, le Yoga va le nommer densité, puis énergies. Energies au pluriel, ces énergies sont multiples. Lire »

Taittiriya Upanishad pour le troisième millénaire

Menhir contemporain au coucher du soleil

Menhir contemporain au coucher du soleil

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Nous sommes :  Conscience, Joie, Intelligence, Mental, Energie, Matière

La Taittiriya Upanishad est un mode d’emploi édité il y a 3000 ans,

Pouvons-nous en faire bon usage ?