Méditation, Jean Klein

Jean Klein

L’état de méditation, est notre vraie nature, ce n’est pas à proprement parler un état.

C’est l’humus même, le substrat de tous les états.

Là, il n’y a pas d’anticipation, pas de projection, pas de tension vers un but ou un résultat.

C’est une présence silencieuse, sans intérieur, ni extérieur, nous ne pouvons nous la situer ni physiquement, ni psychologiquement.

Au-delà du temps et de l’espace il y a l’Être.

La méditation, c’est l’absence de quelqu’un qui médite et d’un objet à méditer.

Dans la méditation, toute relation entre un sujet et un objet disparait.

Cette authentique méditation est conscience atemporelle, elle peut affranchir des contraintes des réactions automatiques de la pensée et de la mémoire.

Cette conscience libère et règle, sans aucun désir de le faire, les énergies engagées dans ces réactions.

Aitereya Upanisad — L’enseignement de la nature

OISEAU-HP

Aitereya Upanisad-sw

Ce texte est un témoin des réflexions qui occupaient l’Inde, cinq à sept siècles avant notre ère. Il fait parti des upanishads majeurs, des textes qui suivent les traditions et les enseignements oraux. Ces textes (les upanishads) fondent la pensée védique, (une composante de l’hindouisme), ils sont à la fois poésie et philosophie et orientent vers la non-dualité. Il ne s’agit pas d’une religion. La non dualité est d’abord une expérience, le yoga est un accessoire. Ce mouvement place l’humain dans l’univers, il est issu de la conscience, émane de la conscience qui préexiste. Ce qui est nommé ici Atman, ailleurs Brahma est pure conscience, puis pure énergie, puis matière. L’humain se compose à partir de la conscience, comme les yeux apparaissent à partir de la lumière, l’audition à partir des axes cardinaux, le souffle à partir du vent puis de la nourriture…

La projection

Jean Klein, enseignant de l’advaïta vedanta (1908-2002)

Pouvez-vous dire quelque chose à propos de tout ce que nous voyons comme une projection ? Lire »

AMBIKÂ Toi qui fais disparaître les angoisses

AMBIKA

Toi qui fais disparaître les angoisses
De ceux qui méditent sur Ta signification,
Sois attentive, O Mère du manifesté !
Sois bienveillante, Reine de l’univers,
Protège Ta création,
Tu es, O Dévi ! la souveraine de tout ce qui existe,
Animé ou inanimé.

Sous la forme de la Terre
Tu es le support unique de notre monde,
Sous la forme de l’Eau
Tu imprègnes et vivifies notre monde,
Tu es Celle de tous les pouvoirs.
 
Toi qui fais disparaître les angoisses
Tu es l’Énergie de Vishnu
Qui, à jamais, maintient la création,
Tu es le germe de tout ce qui parait,
Tu es la Mâyâ suprême,
Tu enchaînes aux phantasmes de Ta multiplicité,
Tu libères dans la béatitude de Ton unicité.
 
Toutes les sciences sont part de Toi
Et aussi toutes les femmes sans exception,
Tu remplis par Toi seule, O Mère ! cet univers,
Comment inventer un langage propre à Te louer
Quand Tu échappes aux concepts les plus subtils de l’esprit ? 

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En toutes choses

Tel le parfum dans la fleur,
le beurre dans le lait,
l’huile dans le sésame,
l’or dans les pépites,
Cela est en toutes choses
Et les êtres, tous tant qu’ils sont,
sont traversés par la Conscience comme les perles par le fil.
L’esprit serein, la pensée claire,
qui connaît l’Absolue a en Lui son assise.

Oui, telle l’huile dans les grains,
le parfum dans la fleur,
la Conscience est dans le corps de l’homme qu’elle enveloppe et qu’elle habite !
L’arbre est multiple,
mais son ombre est une :
en toute réalité,
qu’elle soit une ou multiple,
la Conscience est présente.